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Floria
Articles récents

Bonne rentrée de merde !

1 Septembre 2020 , Rédigé par Floria

Malgré un tout petit peu de stress lié à la situation actuelle ou les profs peuvent appeler les parents juste pour un nez qui coule (ce qu'ont les enfants toute l'année, au passage), la rentrée en UEMA s'est très bien passée pour mon fils. 

Je m'excuse par avance pour mon absence par ici car la préparation de la rentrée me prenait tout mon temps. 

Il faut une organisation de malade ainsi qu'un employeur très conciliant pour pouvoir continuer à travailler à temps plein tout en étant accompagnant d'un enfant en situation de handicap, la France étant encore et toujours à la traîne dans ce domaine. 

Je pense donc également à ce enfants qui n'auront pas la chance de pouvoir franchir la porte de l'école cette année.

En effet, j'ai malheureusement appris que des enfant(s) ne seraient pas accueillis cette année à l'école faute d'AESH alors que ça devrait être un droit. Surtout depuis la loi du 11 février 2005. 

Sur ce, je souhaite une bonne rentrée à tout les enfants, profs et parents ! N'oubliez pas vos boîtes de XANAX ! 

 

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Beastars, mon avis.

5 Juillet 2020 , Rédigé par Floria

Ne pas confondre avec "Bastar", c'est pas la même chose.

 

Nous arrivons à la saison ou il n'y a plus rien à voir à la TV, (bon c'est souvent le cas en réalité mais passons), et je me remet donc à mater des animes et séries sur Netflix.

J'ai récemment visionné "Beastars" après avoir entendu plusieurs éloges à son sujet, et voici ce que j'en pense.

 

L'histoire. 

Dans un monde ressemblant étrangement à celui de "Zootopie" ou carnivores et herbivores sont censés vivre en harmonie, nous suivons les aventures de plusieurs protagonistes anthropomorphes, dont Legoshi, un loup gris au tempérament réservé.

Mais la ressemblance avec le célèbre dessin animé de Disney s'arrête là, car beaucoup plus sombre et mature que ce dernier, les comportements instinctifs sont toujours de mise dans Beastars.

L'anime commence justement avec l'assassinat d'un alpaga, déchiqueté par un mystérieux carnivore n'aillant visiblement pas réussit à contrôler son instinct de prédateur.

Et c'est dans ce contexte particulier ou la vie en communauté entre herbivores et carnivores est remise en cause que Legoshi va rencontrer Haru, une petite lapine naine.

Par ailleurs, c'est également à ce moment précis qu'un événement d'une grande ampleur se joue : l'élection du "Beastars" ! L'heureux élu deviendra alors le leader de toute l'école, et ce pourrait bien être le charismatique cerf Louis qui remporterait la victoire ! 

 

Ce que j'en pense, sans spoilers. 

L'anime commence sur un thriller intéressant et se transforme en romance à la con au fur et à mesure que le scénario évolue, il y a donc de bonnes choses comme des mauvaises dans ce dernier.

Déjà, j'aime beaucoup les messages de tolérances de cet anime, les propos adultes ainsi que certains thèmes intéressants évoqués. Par exemple, l'acceptation des autres et de leurs différences.

Et comme pour Zootopie, j'ai vu un message anti-raciste qui nous met en garde contre la peur de l'autre, peur qui mène bien souvent à la haine.

Nous apercevons donc des carnivores se faire harceler par leurs camarades de classe herbivores alors que ces derniers n'ont rien fait pour mériter pareil sort.

Dans ces temps obscures, c'est un excellent message ! J'ai également cru voir un message féministe, mais j'en parlerai plus dans la partie "avec spoilers".

Par contre, ce que j'ai moins aimé c'est ce lieu omniprésent dans les mangas qui reste encore et toujours le lycée, les histoires d'amuuuur impossibles à la Roméo et Juliette (il y a un suspense à la con sur le couple principal alors que je reste persuadée qu'il vont finir ensemble) ainsi que les éternels triangles amoureux qui se terminent en carrés puis en hexagones. Bref, du vu et du re-re-revus en ce qui me concerne. 

Et c'est justement ce qui m'a un peu agacée durant mon visionnage, car l’histoire autour de l'alpaga assassiné est vite passé à la trappe au profit d'une histoire d'amour interdite entre un loup et une lapine.

Cependant, le suspense est bien là et la psychologie des différents protagonistes est extrêmement bien travaillée, si bien que je me suis bouffée tout les épisodes en une seule soirée tellement j'avais envie de connaitre la suite ! 

La saison 2 étant en préparation, on nous laisse sur un cliffhanger de malade qui m'a également donné envie de me procurer le manga afin de savoir encore et toujours la suite ! On sent que l'univers de Beastars est vaste et qu'il faudra encore beaucoup d'épisodes pour en déceler tout les secrets. 

Bref, si vous aimez les mangas aux thèmes adultes (il ne faut pas avoir peur du sang et des grosses bê-bêtes qui font peurs) ainsi que les histoires à suspense, ce manga est fait pour vous !

N'hésitez pas à le dévorer ! 

 

Ce que j'en pense, avec spoilers.

Maintenant, je vais évoquer les personnages, car il est compliqué de tout expliquer sans spoiler pour moi.

Déjà, on a le personnage très intéressant de Louis, un cerf arrogant au passé sombre, je l'ai trouvé mordant au possible. On fini par le comprendre au fur et à mesure que l'histoire avance.

A contrario, le héros principal est un prédateur timide et empoté qui fait bien pâle figure au côté de l'herbivore Louis, et j'ai trouvé leurs dynamiques de personnages ma fois fort intéressante. 

Je suis sombre et mystérieux. lololol

Nous avons également les personnages féminins, certains étant agaçants au possible ! J'ai également eu un peu de mal à comprendre les agissements de la lapine naine Haru, cette dernière couchant avec tout ce qui bouge dans le but de prouver qu'elle n'est pas une petite chose fragile. Whouaat ?!?

Mais au moins Haru assumera clairement sa sexualité, ce qui lui vaudra d'avoir une réputation de salope juste parce qu'elle est une fille qui aime avoir régulièrement des relations sexuelles avec des mâles incapable de se contrôler, herbivores comme carnivores. Mmmmm ... 

Et puis je n'évoquerai pas non plus les pétasses harceleuses qui se comportent ainsi uniquement par jalousie. C'est bien connu, les filles ne sont pas capable de s'entraider et ne font que se tirer le chignon à longueurs de journées. 

Enfin bref, pour en revenir au message féministe, à un moment précis de l'histoire Haru dit à Legoshi qu'il ne peut pas comprendre la peur qu'elle ressent de vivre dans un monde ou elle peut être dévorée à n'importe quel moment, ce qui me fait étrangement penser à la manière dont certaines femmes se sentent dans un monde entièrement dominé par les hommes.

Car effectivement, nous apprenons encore et toujours aux jeunes filles à faire gaffe mais pas aux hommes de ne pas violer.

Du coup à force d'entendre des messages de leurs proches du style : "Fait attention ! Si tu sors seule la nuit tu risques de te faire violer et couper en petits morceaux qui finirons dans la gamelle d'un chien et ce sera de TA faute !", c'est logique que certaines finissent par avoir les j'tons de croiser le seul psychopathe du coin qui se baladerait au même endroit au même moment totalement par hasard alors que tout le monde est maintenant sensé savoir que la majorité des viols ont lieux en présence d'une personne que les victimes connaissent. Mais bon, il faut bien continuer à instaurer la peur, sinon c'est pas marrant. 

Et justement, le comportement des lions qui kidnapperons la petite lapine dans le but de la dévorer à la fin de la première saison ressemblera fortement à une scène de tentative de viol ! 

Les sous entendus sexuels étant très nombreux dans Beastars. J'ai donc cru également voir une représentation du comportement de certains hommes envers les femmes qui ne les voient comme des morceaux de viande, ce qui ne m'étonnerai pas vu que l'auteur du manga original est une femme.

Legoshi lui-même n'hésite d’ailleurs pas à dire qu'il désire "posséder" Haru, et cette volonté de vouloir posséder les femmes qui tentent de leurs échapper, on la retrouve dans beaucoup de féminicides de la part d'hommes jaloux et violents. 

Fait attention de ne pas croiser le grand méchant Loup petite chose fragile !

Et comme les scènes de cul-cul existent dans ce monde, (même si il n'y a rien de bien choquant, certaines scènes devraient même plaire aux furries qui auront l'occasion de voir un cerf se taper un lapin), on évoque également le besoin de faire attention au plaisir de l'autre durant un rapport, et notamment lors de rapports hétéros. Les hommes oubliant trop souvent le désir de leur partenaire.

Bon, ce n'est que mon interprétation personnelle vu que les herbivores mâles sont tout autant concernés par cette peur de se faire dévorer, mais plusieurs scènes, ainsi que certains sous entendus, me faisaient étrangement penser à des messages féministes.

Mais il y a surtout le thème de la différence et de l’acception de soit qui est mis en avant.

Comme je l’énonçais au départ, le monde de Beastars est composé d'herbivores et de carnivores qui doivent apprendre à vivre les uns avec les autres, et pour ce faire, l'interdiction de consommer de la viande est de mise.

Mais malheureusement, et contrairement à Zootopie, l’instinct est toujours bien présent et il est difficile pour les carnivores de le contrôler. Et c'est là que le personnage de Gohin apparaît ! 

Gohin est un panda thérapeute pour carnivores, et comme tout les psys, il cherche constamment à trouver des problèmes psychologiques à ses patients tout en tentant de les résoudre.

Il mettra donc le trouble dans la tête de notre loup de service que ne saura plus si il désire aimer Haru ou la bouffer.

Et c’est à ce moment de leur rencontre que la question se pose sur la véritable nature des prédateurs, aussi doux soient-ils, qui luttent contre leurs instincts les plus primaires.  Ce qui poussera certains d'entre eux à créer un marché noir ou ces derniers ont la possibilité de consommer de la viande.

Tient, tient, tient ... certaines scènes me faisaient également penser à des proxénètes qui forceraient des jeunes filles à se prostituer, mais passons sur les messages féministes déjà pas mal évoqués plus haut. 

Haru prête à passer à la casserole

Je retrouve donc le thème de ceux qui tente en vain de se fondre dans la masse afin de corresponde à une norme établie par la société actuelle alors que ce n'est pas leur vraie nature. 

Et puis le timide Legoshi est bien loin de l'image que l'on se fait du méchant prédateur, Louis le cerf étant beaucoup provoquant et mordant !

Je pense que je vais m'arrêter là, car je pourrais encore écrire des pages et des pages sur les thémes évoqués ainsi que sur les personnages !

J’espère tout simplement enfin savoir qui est le coupable qui a bouffer "l'alpaga dont j'ai déjà oubliée le nom" au début.

Je voudrai également que Legoshi bouffe Haru plutôt que de terminer avec elle, ainsi que de savoir ce qui est advenu de Louis à la fin, car c'est évidement que ce dernier n'est pas mort !

Je le soupçonne justement d'avoir tué l'alpaga, car cela ne m'étonnerai pas vu la haine que ce dernier porte envers les prédateurs ! Ce qui lui permettrait de passer enfin du côté obscur de la force, ce serait fortement intéressant ! 

Je pense donc lire le manga sous peu afin de vous compter mes impressions sur la suite, car j'aime lorsque les œuvres auxquelles j'ai accès me font réfléchir sans chercher à me faire explécitement la morale pour autant (coucou les Nombrils).

Il est donc évident que Beastars a obtenu pas mal d'éloges à mes yeux malgré certaines critiques ça et là. 

A bientôt donc pour de nouvelles chroniques ! 

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Les cahiers d'Esther, tome 5, mon avis

17 Juin 2020 , Rédigé par Floria

"Disney Princess", je trouve que ça lui va bien :p

Pour résumé mon point de vue rapide sur ce tome, je dirais : évolution et changements ! Esther, que je trouvais agaçante au possible dans les premiers tomes, me surprend de plus en plus depuis les derniers !

Bon, elle est toujours autant narcissique et la pire insulte qu'on pourrait lui faire serait de la traiter de "moche", mais je dois avouer que la jeune fille évolue bien, et lorsque l'on sait que certains adultes ne se remette jamais en question, ça me plaisir en plus de me permettre de m'attacher enfin un peu plus à ce "personnage" autrement que pour ses aspects agaçants.

Après tout elle reste une fille populaire, qui n'a aucun soucis pour s'intégrer et se faire des amis, ce qui était très loin d'être mon cas à son âge personnellement. Et même Riad Sattouf lui-même (l'auteur, pour ceux qui hibernent depuis 5 ans) avoue qu'elle ne lui aurait jamais parlé si il avait été dans sa classe. 

Mais les faits sont là, car elle a beaucoup critiqué et harcelé certains de ses camarades de classes, en plus d'éprouver une admiration sans failles pour la beauté physique ainsi que pour la popularité.  

Dans ce dernier tome la petite brunette commence à apprendre la compassion et la gentillesse, et j'avoue avoir été émue par certaines de ses actions qui allaient dans ce sens.  

Après, peut être que l'auteur a voulu donner une meilleure image de son héroïne dans ce dernier tome en mettant plus en avant ses qualités, car je suis loin d'être la seule à l'avoir trouvé "reloue" à certains moments, mais ça fait tout de même plaisir de lire ce genre d'histoires positives.

Esther se rend également compte qu'elle grandit, et que l'enfant qu'elle était jadis n'est plus. Bref c'est émouvant, mais la lecture de ce dernier tome m'a également énervé, car c'est le but ! Riad Sattouf n'hésitant pas à aborder des sujets politiques avec sa correspondante.

Et voir des jeunes filles d'à peines 14 ans se faire reluquer par des pervers beaucoup plus âgés me choque, voir des garçons de leurs âges les harceler sans cesse m'agace encore plus ! Elle se rend également donc compte qu'il y a énormément d'inégalités entre les hommes et femmes dans la société actuelle. Sans parler de l'écologie qui reste encore sujet à débats.

Quand à sa naïveté sur l'avenir, personnellement ça me fait rire, mais c'est également l'avenir utopique auquel j'aurai rêvée si j'avais eu son âge, ce n'était donc pas un rire moqueur pour autant.

Pour finir, j'aime toujours autant me plonger dans ses "aventures" car on sent que Riad Satouff, féministe et humaniste, veut faire réfléchir à travers les histoires que lui raconte cette jeune ado. Ado qui est toujours bien protégée par ce dernier, si bien que je me demande si "elle" ne seraient pas en réalité plusieurs filles à servir d'inspiration. 

Par contre, je pense que "Les Cahiers d'Esther" risque fort de mal vieillir dans les années à venir, mais cette BD deviendra une sorte de documentaire sur la jeunesse des années 2010/2020, notamment avec la crise du Coronavirus qui restera dans les livres d'histoires, et j'ai hâte de savoir justement de quel manière Esther l'à vécue. Réponse l'année prochaine.

Pour finir, Riad Sattouf reste un de mes auteurs préférés actuel avec Delaf et Dubuc (Les Nombrils) car j'aime beaucoup sa façon particulière de nous raconter des histoires tout en nous faisant réfléchir.

Mais l'album que j'attends avec impatiente est l'Arabe du futur parce que ... ILSESTTERMINESURUNPUTAINDECLIFANGERDEOUFETJEVEUXSAVOIRLASUITETOUTDESUITEBORDEL ! Et puis le blondinet en chie, contrairement à Esther qui a la belle vie au final malgré les petits soucis du quotidien, ce qui rend le récit de ce dernier beaucoup plus profond et intense.

Quant à la fameuse sortie du précieux tome, elle aura lieu au mois d'octobre. Pourvu que cette salope de Corona ne vienne pas la gâcher ! :/

Mais au moins je suis également rassurée d'apprendre que Riad Sattouf va au bout ses projets sans les mettre en pause afin de ne pas décevoir ses lecteurs les plus impatients :p 

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