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Floria

Les cahiers d'Esther, tome 5, mon avis

17 Juin 2020 , Rédigé par Floria

"Disney Princess", je trouve que ça lui va bien :p

Pour résumé mon point de vue rapide sur ce tome, je dirais : évolution et changements ! Esther, que je trouvais agaçante au possible dans les premiers tomes, me surprend de plus en plus depuis les derniers !

Bon, elle est toujours autant narcissique et la pire insulte qu'on pourrait lui faire serait de la traiter de "moche", mais je dois avouer que la jeune fille évolue bien, et lorsque l'on sait que certains adultes ne se remette jamais en question, ça me plaisir en plus de me permettre de m'attacher enfin un peu plus à ce "personnage" autrement que pour ses aspects agaçants.

Après tout elle reste une fille populaire, qui n'a aucun soucis pour s'intégrer et se faire des amis, ce qui était très loin d'être mon cas à son âge personnellement. Et même Riad Sattouf lui-même (l'auteur, pour ceux qui hibernent depuis 5 ans) avoue qu'elle ne lui aurait jamais parlé si il avait été dans sa classe. 

Mais les faits sont là, car elle a beaucoup critiqué et harcelé certains de ses camarades de classes, en plus d'éprouver une admiration sans failles pour la beauté physique ainsi que pour la popularité.  

Dans ce dernier tome la petite brunette commence à apprendre la compassion et la gentillesse, et j'avoue avoir été émue par certaines de ses actions qui allaient dans ce sens.  

Après, peut être que l'auteur a voulu donner une meilleure image de son héroïne dans ce dernier tome en mettant plus en avant ses qualités, car je suis loin d'être la seule à l'avoir trouvé "reloue" à certains moments, mais ça fait tout de même plaisir de lire ce genre d'histoires positives.

Esther se rend également compte qu'elle grandit, et que l'enfant qu'elle était jadis n'est plus. Bref c'est émouvant, mais la lecture de ce dernier tome m'a également énervé, car c'est le but ! Riad Sattouf n'hésitant pas à aborder des sujets politiques avec sa correspondante.

Et voir des jeunes filles d'à peines 14 ans se faire reluquer par des pervers beaucoup plus âgés me choque, voir des garçons de leurs âges les harceler sans cesse m'agace encore plus ! Elle se rend également donc compte qu'il y a énormément d'inégalités entre les hommes et femmes dans la société actuelle. Sans parler de l'écologie qui reste encore sujet à débats.

Quand à sa naïveté sur l'avenir, personnellement ça me fait rire, mais c'est également l'avenir utopique auquel j'aurai rêvée si j'avais eu son âge, ce n'était donc pas un rire moqueur pour autant.

Pour finir, j'aime toujours autant me plonger dans ses "aventures" car on sent que Riad Satouff, féministe et humaniste, veut faire réfléchir à travers les histoires que lui raconte cette jeune ado. Ado qui est toujours bien protégée par ce dernier, si bien que je me demande si "elle" ne seraient pas en réalité plusieurs filles à servir d'inspiration. 

Par contre, je pense que "Les Cahiers d'Esther" risque fort de mal vieillir dans les années à venir, mais cette BD deviendra une sorte de documentaire sur la jeunesse des années 2010/2020, notamment avec la crise du Coronavirus qui restera dans les livres d'histoires, et j'ai hâte de savoir justement de quel manière Esther l'à vécue. Réponse l'année prochaine.

Pour finir, Riad Sattouf reste un de mes auteurs préférés actuel avec Delaf et Dubuc (Les Nombrils) car j'aime beaucoup sa façon particulière de nous raconter des histoires tout en nous faisant réfléchir.

Mais l'album que j'attends avec impatiente est l'Arabe du futur parce que ... ILSESTTERMINESURUNPUTAINDECLIFANGERDEOUFETJEVEUXSAVOIRLASUITETOUTDESUITEBORDEL ! Et puis le blondinet en chie, contrairement à Esther qui a la belle vie au final malgré les petits soucis du quotidien, ce qui rend le récit de ce dernier beaucoup plus profond et intense.

Quant à la fameuse sortie du précieux tome, elle aura lieu au mois d'octobre. Pourvu que cette salope de Corona ne vienne pas la gâcher ! :/

Mais au moins je suis également rassurée d'apprendre que Riad Sattouf va au bout ses projets sans les mettre en pause afin de ne pas décevoir ses lecteurs les plus impatients :p 

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J'ai vu Ducobu 3

1 Juin 2020 , Rédigé par Floria

Bien planquée sous ma couette à l'abris des regards ! Pas envie de me taper la honte ! 

J'avais déjà été voir le 1 au cinéma et je l'avais trouvé sympa, sans plus, car un certain Eli Semoun avait largement piqué le rôle du personnage principal.

Bien souvent les adaptions de BD ou de mangas foirent car il est assez compliqué d'adapté ce genre de support au cinéma.

En ce qui concerne les adaptation de Ducobu, le problème du 1 c'était l'omniprésence du prof et le re-pompage de gags déjà vus dans d'autres films, le problème du 2 était tout simplement d'avoir l'impression de visionner un téléfilm, quant au 3 et ben c'est également un peu mitigé, mais j'avoue avoir passé un bon moment. *Part se planquer*

Ducobu c'est une BD qui est édité depuis 1992, les auteurs sont Godi et Zidrou. Ça raconte les "aventures" d'un cancre notoire qui tente sans cesse de copier sur sa première de classe de voisine, ce qui lui permettra d'inventer à peut prêt tout et n'importe quoi dans le but d'arriver à ses fins car Léonie n'est pas prêteuse. Et c'est tout ! 

Enfin, il y a aussi quelques messages cachés de la part du scénariste Zidrou sur l'état catastrophique de l'école publique, vu qu'il a été prof lui-même. Mais aussi la critique critique de notre société ou il faut sans cesse être le premier (coucou Les Nombrils), d'ou la création du personnage de Latouche qui est le stéréotype du prof des années 30. Selon Zidrou, ce personnage est tout ce qu'il dénonce en matière d'éducation. Et je n'évoquerais pas les nombreuses allusion aux lois de merdes pondus par le ministre de l'éducation nationale, caricaturé à la perfection dans la BD.

On s'y croirait !

Perso, j'ai découvert Ducobu au milieu des années 90 grâce au Journal de Mickey, et ce personnage me faisait marrer ! J'avais donc continuée à suivre ses aventures avec plaisir durant quelques années, cependant, la série n'était faite pour durer, et cela ce voit actuellement !

D'album en album, j'ai l'impression que les auteurs usent et re-re-re-usent des mêmes gags qu'ils ont du mal à se renouveler malgré l’existence des films qui auront permis de faire apparaître le personnage de Mademoiselle Rateau ainsi que de créer des séries spin off sur certains personnages tels que Latouche, ou encore plus récemment Léonie

Ce qui me pousse encore à suivre de loin ses aventures c'est, entre autres, la relation plutôt mignonne qu'il y a entre Ducobu et Léonie, car au fur et à mesure que la série avance, ces deux là finirons par s'apprécier mutuellement, jusqu'à développer des sentiments amoureux. Et j'aime bien les moments touchants qu'il peut y avoir entre eux, on est loin de la relation superficielle qu'il peut y avoir dans d'autres séries jeunesses du même genre. Titeuf avec Nadia, par exemple (Oups !). 

Et cesse de dire que tu n'aimes que sa copie, petit menteur !

Pour ce qui est du reste, je trouve malheureusement certains personnages ultra clichés ! Mais c'était pareille dans la série "Tamara" du même auteur, car on sent que ce dernier essaie de faire passer des messages sincères, mais malheureusement ça tombe souvent à plat tellement la caricature est grossière ! Alors que d'autres fois, et ben ces messages sont tout simplement bien amenés sans en faire trop avec des méchants très méchants qui s'habillent tout en noir (coucou la madame Billotine du tome 21 !).

Toutes ressemblances entre la situation actuelle et ce discourt est purement fortuite !

Et puis il y a également la continuité qui est en option. Je vous voit venir et je tiens à dire que je sais bien que la situation restera toujours la même et que les personnages ne grandiront jamais ! Et je l'accepte, pas de soucis, car c'est également le cas pour beaucoup d'autres séries que j'apprécie telles que "Tom-Tom et Nana" ou encore "Cédric".

Cependant, beaucoup de protagonistes semblent agir différemment pour les besoins d'un gag, et personnellement, ça me dérange.

Par exemple, dans une planche nous pouvons apercevoir Léonie toute contente de retrouver son amoureux de cancre à la rentrée, alors que dans un autre elle en est agacée (les personnages sont apparemment coincés dans un univers ou ils sont destinés à redoubler dans la même classe chaque année).

Nous avons également des situations qui nous ferait croire que Latouche change, mais si c'est pour nous le montrer toujours aussi réfractaire à une éventuelle évolution dans sa manière d'enseigner dans d'autres, ça ne sert à rien !

Sans parler du papa de Léonie, que cette dernière n'est censé jamais avoir connu dans la série principale vu qu'il a quitté sa mère lorsqu'elle était enceinte. Dans le spin-off, on peut apercevoir les jambes du papa alors que Léonie est encore toute petite.

Bref, vous avez compris ou je voulais en venir, et ça donne donc au final une BD assez inégale en terme de qualités comme de défauts. 

Tu connais bien ton histoire contrairement à ce que tu essaies de nous faire croire, petit voyous !

Pour en revenir aux films, j'aurai aimé que ces derniers reprennent certains messages des auteurs, mais naon car les différents réalisateurs auront préférés se concentrer sur des histoires d'amours tout droit sorties de leurs imagination tordue. Ce sont des films français que voulez vous ?

Nous retrouvons dont une Madame Gratin (la mère de Léonie) sexy en diable dans le film se tortillant sans cesse les fesse devant un Monsieur Ducobu sous le charme du déhanché de cette dernière ! Inutile de vous dire que ce genre de scène sexiste n’apparaît pas dans la BD du même nom, car ces deux protagonistes sont sensés se détester. Et je dis bien "sensés", car continuité non respectée, toussa. 

La mère de Léonie change de tronche à chaque film.

Et pour le personnage de Latouche, qui est le personnage principal du film, célébrité oblige, nous lui avons inventés le personnage de Rateau comme love interest afin que ce dernier est le droit lui aussi à son intrigue amoureuse. Fallait pas qu'il reste dans l'ombre ! 

Quand à Léonie et Ducobu, ça va, car leur relation est à peut prêts identique à celle de la BD vu que leurs sentiments vont évoluer similairement à cette dernière au fur et à mesure.

Pour résumer rapidement ce qu'il se passe dans les deux premiers, nous avons Latouche qui va tenter de séduire la prof de musique mademoiselle Rateau dans le premier film tout en déjouant les manigances de son nouvel élève Ducobu, ce dernier faisant croire au méchant prof qu'il est sur-doué alors qu'en réalité il triche ! C'est parfois nanardesque dans les gags, mais ça passe. 

Dans le second, nos protagonistes préférés se retrouvent en vacances au même endroit, ce qui donnera lieu à certaines situations cocasses. Latouche, quant à lui, se retrouvera afflué d'un rival à la con car sa chérie Rateau commence sérieusement à en avoir marre de la maman un peu trop envahissante de son amoureux qui ne fera rien que de gâcher leurs vacances !

Nous aurons donc l'occasion de suivre la rivalité deux deux mâles alpha qui tenteront de séduire la femelle de service durant la moitié du film ! Laissez-moi deviner, le scénariste de se second opus c'est Pascal Brutal ? Quand à Ducobu, il se met en tête de partir à a chasse au Trésors. Ce film a été interdit au moins de 5 ans ! 

"Si tu veux te taper la fille à la fin, prouve que tu es le plus fort ! Lol ! PDR !" Pascal Brutal

En ce qui concerne l'histoire du troisième opus, ATTENTION SPOILS, nous retrouvons Ducobu et Latouche qui se préparent à la rentrée des classes de manière bien différente vu que l'un est enjoué à l'idée de retourner enfermé dans une salle de classe, alors que l'autre, non. Je vous laisse deviner lequel. 

Quand à Léonie, elle est toute contente de retrouver sa copine "c'est clair" afin de lui raconter les vacances romantique qu'elle a eu avec Ducobu. Elle aimerait d’ailleurs bien que ce dernier lui dise "je t'aimeeuuuuu", ce qui ne semble pas pressé de faire, le reloue ! 

Et puis il y a une autre ombre au tableau : la petite rouquine à lunettes a également remarqué que leurs parents respectifs se roulaient des pelles en secret, et ça ne lui va pas car Léonie n'a pas envie que Ducobu devienne son demi-frère, ce qui risquerait d'entacher leur futur relation. Snif. 

En ce qui concerne justement la romance de ces derniers, ils tenterons de cacher maladroitement leur relation à leurs mômes, qui ne seront pas dupes. Si bien que les sales gosses tenterons de leurs faire croire des conneries afin de tenter de les séparer. Et étrangement, la supercherie marchera ! Le QI des adultes étant bien souvent inférieur à celui des gosses dans ce film.

Pour en revenir à Ducobu, le pauvre n'a pas de chances, car en plus de devoir retourner sur les bancs de l'école contre son grès avec un vilain prof tout gris à la voix criarde, notre blondinet aura à affronter un autre cancre rival !

Surnommé TGV (non, je ne déconne pas !), et nerd à temps complet, ce petit con tentera de prouver que Ducobu est has been en matière de triche. Et nous pourrons apercevoir les deux rivaux s'insulter mutuellement durant une scène bien mémorable !

Résumé : "Toi t'es trop nul ! ", "non c'est toi le nul !", "non, c'est toi !" ect ect ect ...

Heu ... Est ce que Ducobu aurait perdu ses 280 de QI ? Car si il y a bien une chose que la BD nous fait comprendre c'est que le cancre ne l'est pas tant que ça, en plus de parler d'une manière sophistiquée et soutenue. Alors le voir s’énerver de manière grotesque, ça détruit pas mal le personnage ! 

Mais attendez ! Ce n'est pas fini les conneries ! Vous vous souvenez surement du beau gosse rival en amour du deuxième film ? Et bien ici nous aurons le droit à sa version en culotte courte ! 

Je vous présente Willie, le play boy de la classe ! A la fois beau gosse et doué en chant, Léonie ne sera pas insensible à ses charmes, ce qui ne plaira que moyennement à Ducobu au passage.

J'avais une incroyable envie de le baffer tout le long du film !

Nous aurons également le droit à deux scènes tout aussi mémorables avec Willie, car ce dernier aura également des vus sur Léonie (comme par hasard !) :

Une ou Willie proposera à Léonie de la raccompagner en voiture (et c'est Norman qui conduit, trop la classe !), mais Ducobu s'interposera, ce qui donnera l'occasion à la première de classe de le questionner sur ses sentiments, sentiment que ce dernier refusent encore et toujours d'avouer, tout en répliquant que c'est des "trucs de fille" ... Pffff ... il est passé à 2 de QI à ce moment là du film.

Et puis une deuxième ou Willie, soucieux de prouver à tout les mâles de la cours de récré que c'est lui qui a la plus grosse, se mettra à danser avec ses petits camarades de classes dans une scène qui n'a rien à envier aux comédies musicales, tout en humiliant Ducobu et TGV au passage. 

Agacés par ce play boy à deux balles, les deux anciens rivaux finirons par s'allier afin de lui donner une bonne leçon. Leur plan ? Lui préparer des gâteaux empoisonnés aux hormones, ce qui aura pour effet de le transformer en ado boutonneux plus tôt que prévu. Bien fait ! 

Mais malheureusement, ce que Ducobu et TGV ignorent c'est que leur école tombe en ruine, et que Melle Rateau comptait sur Willie pour gagner un concours de chant grâce à sa voix suave, ce qui aurait bien aider Saint Potache à se remettre sur pied grâce à la cagnotte en récompense.

Et à cause des manigances des deux petits garnements, le pauvre Willie, en plus d'être devenu con comme ses pieds suite à l'arrivée précoce de sa crise d’adolescence (le QI baisse pour tout les personnages dans ce film), a perdu sa jolie voix.

Mais Ducobu, qui a retrouver ses quelques points de QI entre temps, à une idée : participer au concours à la place de son camarade tout en trichant, comme à son habitude.

Melle Rateau est encore et toujours le personnage "victime" qui se fait sans cesse marcher sur la gueule !

Mais que fais je  ? Je ne parle que de Ducobu sans évoquer une seule fois Eli ... Latouche, qui est pourtant le personnage principal ! Zut alors, je dois vite réparer cette erreur monumentale ! 

Ben comme dans la BD, ce dernier n’évolue guère dans ce troisième opus. Toujours affublé de sa môman chérie, Latouche a encore bien du mal à couper le cordon ! Si bien qu'il demandera à Rateau de vivre à trois en compagnie de sa ménagère de mère. Et je dois avouer que le passage ou la pauvre prof de musique se rend dans le château hanté qui leur sert de demeure m'a bien fait marrer ! 

Latouche devra donc apprendre à dire "merde" à son horrible maman dans ce film, en plus d'apprendre également à contrôler sa jalousie envers un gosse de 10 ans ! Car oui, Latouche supportera mal de voir Ducobu devenir célèbre garce à au concours de chant auquel il participe avec brio ! 

Et ce genre de scène, qui passe crème dans une BD, est assez peu crédible en film. Mais passons vite à la fin !

Latouche supporte tellement mal que Ducobu le surpasse qu'il en devient complètement cinglé ! Il finira dans l'asile du premier film en compagnie des anciens autres profs que le vilain cancre a envoyés la bas. Et tout le monde s'en foutra, sauf Rateau, qui est la seule à s'inquièter. 

Heureusement que le cancre au grand cœur est là pour l'aider à retrouver son amoureux ! Scène qui ne servira à rien au passage à part faire avouer à Ducobu qu'il aime bien l'école finalement, Latouche avec (ils ont du le droguer à ce moment là du film !).

Quand à Ducobu, Léonie et Willie, ces derniers ont finis par oublier leurs querelles passées et sont devenus copains comme cochons grâce au concours ! C'est bô. Et puis Léonie l'accompagne même au piano, cela permet à notre petit couple de pouvoir chanter en duo.

Mais ce que Léonie ignore, c'est que Ducobu triche, car seul TGV est au courant vu que c'est lui qui l'aide à tricher grâce à un appareil qui modifie la voix (faudra m'expliquer comment ça fonctionne ?!?). Et Willie semble également ignorer le sale tour que ses deux nouveaux copains lui avaient tendus, ça aide. 

Mais tout dérape lorsque la merveilleuse machine à modifier la voix tombe en panne, et Ducobu se met à chanter comme un casserole devant un public choqué durant la finale. 

Et devant les "bouuuuu !" du public, le cancre fini par expliquer les raisons de sa triche : il voulait gagner le concours dans l'unique but de pouvoir sauver son école. Et ça marche ! Car le public est ému par son merveilleux discours qui ferait même pleurer Dark Vador en personne tellement ce dernier est émouvant, voyez plutôt :

"Bouuuuu ... Je voulais juste sauver mon école que j'aime, et puis j'aime aussi tout mes amis ! L'amitié, c'est magique ! Et je suis trop triste d'avoir déçu tout le monde ! Pardonnez-moi ! Bouuuuuuaaaaeeuuuu ! Snif ! "

Bref, le présentateur est tellement ému qu'il propose à Ducobu de lui donner la moitié de son énorme salaire à défaut de la récompense du premier prix. Et ça convient à tout le monde ! 

Au final, tout est bien qui fini bien, Latouche arrive enfin à dire "merde" à sa moman qui est maintenant que la deuxième dans son cœur. 

Les parents de Ducobu et Léonie finissent par comprendre qu'en amour il ne faut pas jouer un rôle dans le but de tenter de plaire et rester soit même (ça me rappelle les morales des dessins animés que je regardaient lorsque j'étais petite, c'est dire).

Quand à Ducobu, ce dernier est triste de constater que Léonie lui fait encore un peu la gueule après la découverte de sa triche et s'en va demander des conseils à Latouche dans le but de la reconquérir (d'habitude c'est le contraire).

Ce qui permet au prof rétro de service d'avoir ENFIN le droit à une réplique assez intelligente, ça change des conneries habituelles : "Si il y a bien un domaine dans lequel vous ne pouvez pas tricher, c'est bien en amour !"

Car Ducobu n'a toujours pas dit les fameux mots magique à Léonie, le cancre à rayures s'empresse donc de le faire après avoir hésité un peu, et le film se termine avec le fameux "JE T'AIME !" tant attendu. Hé oui, il le dit en gueulant, si Ducobu aurait dit "JE T'AIME CONNASSE ! MAINTENANT CASSE TOI !" à Léonie, ça serait passé crème aussi !  

Nous avons également le droit à un baiser échangé entre Léonie et Ducobu sous les applaudissement des téléspectateurs du show. Fin !

En conclusion, il y a beaucoup d'histoires d'amour et peu de morale. Si, il y a bien la morale sur les sentiments amoureux. Qu'il ne faut pas jouer un rôle ou tenter de cacher ses sentiments, toussa. Mais c'est un peu court.

Bon, je ne dis pas que la BD en est exempt car même le squelette Nenesse à le droit à ses propres romances dans cette dernière. En parlant justement de Nenesse, il fait une apparition ou nous avons l'occasion de le voir parler à Ducobu, ce qui donne l'étrange impression que le cancre a un peu trop abusé de substances illicite !

Il n'y a pas que des morales sur l'amuuuur dans l'oeuvre originale contrairement au film ! J'ai jamais compris d’ailleurs pourquoi les réalisateurs avaient instaurés une romance entre les parents de Ducobu et Léonie. Enfin bref, c'est tout de même mignon (voir malsain vu qu'on fait passer le père de Ducobu pour un pervers dans le premier !).

Cependant, j'en avait un peu assez des jalousies forcés ! C'est quoi la morale que l'on donne au gamins ? Que la jalousie est une preuve d'amour ? Peu ! Heureusement que, contrairement au second film, les trois gosses rivaux finissent par oublier leurs querelles débiles pour finir par devenir amis, ouf ! 

Sinon, je tiens également à signaler aux parents que ce film est vraiment, mais vraiment réservé aux enfants ! Car on insiste beaucoup sur les gags, notamment en ce qui concerne l'inévitable passage à l'adolescence de nos protagonistes en culotte courtes.

J'avais parfois l'impression qu'on essayais de faire du cartoon dans un film, mais avec des acteurs en chaire et en os, difficile de faire mieux que Roger Rabbit, et le seul qui arrive à exceller dans ce genre rôle restera toujours Jim Carrey pour ma part. 

Au final, ce n'est pas le nanar auquel je m'attendais, il y a parfois plusieurs références à de vieux films d'horreurs qui m'ont souvent fait marrer, et si vous me suivez depuis longtemps vous n'êtes pas sensé ignorer que j'adore ce type de films (et Scary Movie 1).

Cependant, le reste est assez moyen, et voir Eli Semon jouer plusieurs rôles ou il fait peur à tout les protagonistes, et notamment à la prof de musique (je suis #teamrateau qui en chie !) était assez pénible. Mais au moins il s'est fait plaisir en réalisant ce troisième opus, car il fait ce qu'il a toujours fait au final. 

Ses fans seront donc contents, les autres un peu moins. C'est le genre de film comique que l'on visionne en débranchant son cerveau le dimanche soir en famille aux côté des Bronzés et autres films franchouillards du même genre. 

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