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Floria

Lutter et avancer.

8 Mars 2019 , Rédigé par Floria

En ce vendredi 8 novembre, nous fêtons la journée de la lutte pour les droits des femmes, et non de la femme. 

Et c'est en cette journée que je pense surtout à la durée ridicule du congé paternité qui est de 11 jours, car aillant subis une dépression post partum assez "grave" (d'après les dires de la psy qui me suivait à l'époque), j'aurai bien aimé que mon cher et tendre reste un peu plus longtemps à mes côtés durant cette période post-accouchement. Après ce n'est pas faute d'avoir essayé de m'accompagner dans les débuts de la grande aventure de la parentalité, car il avait pris plusieurs jours en plus de son congé paternité.

Cependant, comme la vie a tendance à parfois te faire des farces pas drôles, mon fils est non seulement arrivé en retard, mais il a également dû être hospitalisé une semaine après avoir chopé je ne sais quelle saloperie à l'hôpital. En effet, non seulement il a attrapé un méchant virus sorti de nul part, mais en plus son activité cardiaque était trop faible, d'où une surveillance accrue au Service Kangourou (je soupçonne d’ailleurs cette série d'événement d'être à l'origine des nombreux retards de développement que mon pauvre garçon subis actuellement, mais ça c'est une autre histoire). Bref, j'ai jamais eu aussi peur de ma vie alors que je venais tout juste de donner naissance à mon fils qui était branché 24H/24H à une machine qui enregistrait son rythme cardiaque et qui bipait à chaque fois que celui-ci était trop faible. 

Du coup, lorsque nous sommes ENFIN sortis de la maternité, mon compagnon a vite du reprendre le travail, me laissant seule et affaiblie avec un bébé qui passait une grande partie de ses journées et de ses nuits à pleurer. Bref, j'ai du appeler "au secours" ma famille qui venait tout les week-end afin de me soulager un peu, car même si Alix a fait ses nuits tôt (à 3 mois environ), je me souviens que je comptais mes heures de sommeil en minutes ! Bref, je dormais rarement plus de deux heures d'affilées, de jour comme de nuit, et cette accumulation de nuits sans sommeil m'avait fait péter un câble. En gros, je souffrais à cause de terribles crises d'angoisses (qui survenaient surtout la nuit), car non seulement je ne dormais pas, mais j'avais également peur pour la vie de mon fils à cause de son hospitalisation récente. 

Be oui, j'ose me plaindre ! Honte à moi !

J'ai donc été voir une psy, qui devant l'urgence de la situation, m'avait mise sous anti-dépresseurs, en plus d'avoir convoqué mon conjoint afin de lui demander de prendre en charge les nuits complètes (on s'alternaient) afin que je puisse récupérer et sortir de cette dépression qui me rongeait de l'intérieur de jours en jours (j'ai du perdre environ 15 kilos, qui ont été vite repris dés que j'ai commencée à aller mieux).

Et puis l'été est arrivé, ça a été beaucoup mieux au fur et à mesure que les nuits de mon fils s'allongeaient ainsi que la diminution de ses pleurs, car ses cris me rendraient parfois impuissante face à son mal être que je n'arrivait pas toujours à identifier (j'ai souvent pris des rdv avec le pédiatre, l'ostéopathe ou la PMI). J'ai donc pu partir en vacances avec mon fils et mon compagnon sereine (que j'avais refusé de laisser à mes parents durant notre semaine de congés au bord de la mer, estimant que l'état dépressif s'était définitivement tiré). Bref tout était bien qui finissait bien. Mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas pour les autres, surtout pour ces femmes qui élèvent seules leurs enfants. 

Pourquoi je vous raconte ça ? Pauvre petit créature merdique qui ne fait rien que de se plaindre, me demanderez vous ? Et bien tout simplement parce que je suis loin d'être la seule à subir de l'épuisement et de l'angoisse après un accouchement ! Et le nombre des mamans touchées en France par le burn-out maternelle ne cesse d'augmenter, mais bien souvent ces dernières se la ferme sur leur mal-être afin de ne pas subir les réflexions de leur entourage. Et aillant moi aussi subis ce genre de réflexions, je les comprends ! Par exemple, on m'a déjà dit de cesser de me regarder le nombrils, ou bien j'ai subis des "tu l'as voulu donc tu l'assume ! " suivi souvent pas un "c'est clair !". Traduction : "fermes ta gueule !" 

Non mais vous ne pensez pas que l'on ne culpabilise pas assez comme ça de ne pas y arriver ? De voir la coach sportive du coin continuer à se maquiller et réussir à être fraîche du matin au soir tout en continuant à faire son jogging avec son bébé alors que toi tu as l'air d'une merde en comparaison ? Be si ! Tient, par exemple, hier il y a eu une émission sur le burn-out parental (quel hasard !) et la majorité des commentaires que je pouvais lire sur Twitter étaient du style "comment ils faisaient les anciens avec leurs 25 enfants ? Pauvre fille !", ou encore "quel nul ce papa de ne pas réussir à assumer un seul enfant !" sans oublier les "encore des parents qui n'assument pas et se qui plaignent !", alors que je m'attendait plutôt à des encouragement, naïve que je suis. J'ai alors rédigé un twitte à mon tour afin de leur demander si le fait de faire culpabiliser ces gens (qui je le rappel, sont en souffrance) allaient les aider à mieux gérer la situation. Les réactions ne se sont pas fait attendre ! Il y avaient ceux qui approuvaient mon message, et les autres qui en rajoutait une couche ("comment peut on faire un burn ou alors que mettre un enfant au monde c'est merveilleux !", citation véridique).

D'après ces pédagogues à en devenir, il suffirait de faire les "gros yeux" (encore véridique) à ces méchants gremlins qui ont pris le pouvoir au sein des foyer afin que ces derniers se calment et obéissent au doigt et à l'œil à leurs parents ! On peu également faire comme du temps de nos grand mamans ou les doigts volaient ! Voilà comment on maîtrise un enfant tyran, merci Twitter ! Sans toi et tes précieux conseils à la con, beaucoup de femmes qui élèvent seules leurs sales gosses mal élevés seraient démunies ! Le monde est sauvé ! 

Les enfants de nos jours d’après Twitter.

Bon j'admet que Twitter est un vrai nid à trolls (ceux qui le préfère à Facebook me font marrer !), mais il n'y a pas que sur le net que ça critique à tout va ! En effet, dans notre société aussi on a affaire à de nombreux jugements et critiques à l'égard des femmes. Déjà, petite anecdote, n'aillant pas souhaité prendre de congé parental (rémunéré environ 300 euros par mois hahaha) , j'ai vite repris le chemin du travail. Et je me souviens avoir bénéficié d'un accueil que je qualifierais de glacial par certains de mes collègues (pas tous) le jour même de mon retour. Mais bon, ce genre de comportement ne m'étonne pas car, pour la majorité des gens, laisser son enfant à la nounou ou en crèche est l'équivalent à l'abandonner lâchement ! Encore une manière comme une autre de faire culpabiliser ces femmes qui ont décidés de retourner travailler plutôt que de prendre un congé parental. Attention ! Je sais que les critiques envers celle qui veulent rester à la maison ne sont pas inexistantes (je vous vois venir avec vos "mais"). Cependant, j'ai encore entendu des réflexions tout récemment à l'égard de celles qui "laissent" l'éducation de leurs enfants à la crèche, à la nounou ou encore aux grands parents. Donc si vous avez envie d'alterner travail et maternité, sachez que vous êtes de mauvaises mères ! Mécréantes ! Bouuuuuu ! 

En bref, peu importe les décisions que prendrons les femmes car elles seront toujours critiqués.

Monstre !

Et puis je ne parlerai pas des organismes de santés qui ferment à 16H30 ou 17H ainsi que les week_end, (c'est pratique lorsque tu as un enfant qui a besoin de soins intensifs et que tu travailles à temps plein), car je risquerai de m'énerver ! (Ho flûte, c'est déjà fait). En gros, on pousse les femmes à la précarité, car beaucoup sont souvent contraintes de réduire leur temps de travail, ou même de démissionner, afin de pouvoir aider leur enfants souffrant de handicap ou autre.

Bon, assez parlé des mères et abordons également le comportement de certains hommes à l'égard des femmes. Déjà le combat ne peut pas se faire sans ces messieurs,  car on a tous dans notre entourage, une mère, une tante, une sœur ect ... qui est susceptible d'avoir subis du harlément (100 % des femmes). Donc j'aimerai bien qu'ils nous soutienne plutôt de prendre étrangement le ton de la défensive avec leurs "pas tous les mecs !" lorsque l'on parle de viol ou autre.

Aurais-tu quelque chose à te reprocher pour réagir ainsi ?

Car les chiffres parlent, et même si je conçois qu'évidement tous les hommes ne sont pas comme ça et que certains subissent également des viols (belle façon de détourner une conversation au passage de changer de sujet), je pense tout de même que ces derniers doivent prendre conscience, une bonne fois pour toutes, que OUI, les agressions sexuelles sont subies en grande partie par les femmes dans le monde !

Donc ne minimisés pas les paroles des femmes de votre entourage lorsque ces dernières se plaignent de tentatives d’agressions ou même de viol et soutenez-les ! Ne rien faire équivaudrait à soutenir indirectement les agresseurs. Et pour les anecdotes véridiques subies par mon entourage féminin, il y a, par exemple, le cas de cette amie qui a subis un baiser forcé  dans un tram bondé. Et personne n'avait réagis malgré ses appels à l'aide. Il y a également l'histoire que m'avait raconté une camarade de classe lorsque cette dernière avait été témoin de la tentative de viol subie par l'une de ses amies lors d'une soirée. Un pote aurait proposé à cette fille son "aide", car cette dernière ne se sentait pas bien après avoir un peu trop forcée sur la boisson, il l'a alors accompagné dans un parking afin qu'elle puisse prenne l'air. C'est à ce moment-là qu'il aurait alors tenté d'abuser d'elle alors que cette dernière était dans un état de faiblesse. Et ma camarade serait arrivée à temps afin de sauver cette pauvre fille qui n'avait rien demandé à personne. Et malheureusement, des types qui essaient de profiter de la situation afin de se taper des jeunes femmes sans leurs consentement ,il y en a plein

Et puis il y a aussi ces mecs qui te propose directement de coucher alors que tu leurs avouent courageusement tes sentiments à leurs égards, sans parler de ces gentlemans qui entament des conversations romantiques sur les réseaux sociaux avec leurs "t bone ! mdr !", "regarde ma bite !" et "tu baises ?".

Mais je vais également évoquer ceux ou celles qui critiquent sans arrêts ces méchantes féministes qui, non seulement sont anti-drague et féminité, mais qui en plus s'en prenne à celles qui aiment se faire belle, cuisiner ou porter le voile de leurs pleins grès ... les dictatrices ! En effet, pour la plupart des gens, les féministes sont tout juste bonnes à se teindre les cheveux en bleu et à foutre la merde sur Twitter (encore lui !). Féministes = nazies, c'est bien connu, parce qu'il y en a une qui a une seule fois voulu gueuler fort pour des conneries, donc elles sont forcement toutes comme ça. Raccourci facile et bien souvent utilisé pour discréditer un mouvement, et pas que le féminisme, malheureusement. 

Alors que bon, ce que réclament en grande parties les militantes et militants féministes, c'est l'égalité entre les hommes et les femmes (l'égalité des salaires, par exemple), ils luttent également contre les stéréotypes du genre qui enferment les filles et les garçons dans des cases, la culture du viol, le slut shaming, le harcèlement de rue, la misogynies, les violences faites aux femmes ... la liste est longue !

Pour terminer, en ce 8 mai, prenez le temps d'écouter et d'aider les femmes de votre entourage, et cessez de fermer les yeux à la souffrance endurée pour une grande partie des femmes de ce monde ! Ce n'est qu'avec la prise de conscience des uns et des autres que l'on arrivera à faire ENFIN évoluer les choses. Je vous remercie d'avance. 

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