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Floria

L'arabe du Futur, tome 4.

30 Septembre 2018 , Rédigé par Floria

J'ai acheté dernièrement L'arabe du Futur 4, et tout ce que je peux vous dire c'est qu'il est très différent des autres BD car beaucoup plus sombre, avec beaucoup plus de tension et de suspense, ce tome se termine sur un cliffhanger de malade qui donne une envie folle de lire la suite ! Pire que Les Nombrils, c'est dire ... 

Je vous préviens juste que ça va SPOILER un peu, mais pas tout, et surtout pas la fin, alors en avant : 

Du coup, ou en étions nous ? Ha oui ... Nous avions donc laissés notre famille atypique suite à la super annonce du papa qui disait fièrement à tout le monde qu'il allait bosser en Arabie Saoudite ! Youououuuuu ! Dance de la joie ! Déménageons tous là bas !

Cependant, la danse de la joie, il y en a une qui ne la pas faite, et c'est la maman. En effet, cette dernière n'était pas très chaude pour aller dans ce super pays ou les femmes doivent se voiler de la tête au pied (la reeeeeeloue). Parce que maintenant elle dit STOP, et oui, celle qui était autrefois docile et qui suivait son mari partout l'ouvre enfin ! (Il était temps vous me direz). Bref, Clémentine en a marre ... marre de devoir rester enfermer des heures à la maison, marre d'être la bonniche de service, marre des promesses non tenues, marre de voir la façon arriéré de vivre des gens dans les pays ou elle est obligé de se rendre, marre de voir ce que son mari, autrefois moderne, est devenu ... 

Justement, tant qu'on en parle du mari, Abdel, qui autrefois s'injuriait contre l'intégrisme religieux, est en train de devenir tadaaaaa ... de pire en pire ! Il se radicalise doucement mais surement, fait ses prières, devient macho et, comme si cela ne suffisait pas, devient également de plus en plus raciste, même envers sa propre communauté. Bref, l'homme qui semblait juste avoir le cul entre deux chaise autrefois commence petit à petit à se transformer en monstre ! Il passe ses journées à gueuler sur sa femme et ses enfants, hurle des insultes raciste à tout va, devient complètement parano à cause de sa peur du Satan (huhuhu ... oups ! Pardon ...), bref, il n'est plus que l'ombre de lui même aillant eu vraisemblablement le cerveau lavé durant son pèlerinage en Arabie Saoudite. Et étant devenu un bon croyant intégriste, ce dernier, qui était à une époque ignoré par ses pairs, devient alors l'homme le plus important de son village (je sens que je vais vomir là ...).

Bon, j'avoue que j'exagère un peu, en réalité il n'est pas si méchant que ça dans la BD, on sent encore qu'il à parfois des remords lorsqu'il se retrouve face à son comportement stupide.

C'est beau une famille unie ... 

Vous l'aurez compris, cette fois ci c'est terminé de voir notre petite famille se balader à droite à gauche tout en ramassant des mûres, terminé l'ambiance tranquille, mais néanmoins surprenante, des autres tomes. Car cette fois, la tension est à son comble entre nos deux époux, je dirais même plus entre les deux pays, entre deux cultures qui ne se comprennent plus malgré les efforts des uns et des autres. 

Et dans tout ça, c'est bien le pré-ado Riad et ses petits frères qui vont prendre cher ! En effet, en plus de devoir assister aux disputent de plus en plus violentes de ses parents, notre jeune héros va commencer doucement à entrer dans la période de l’adolescence et il va se rendre compte que les ados sont plus que cruels entre eux, en bref : si tu es beau, tu es adoré de tous, mais si tu es "moche" et boutonneux, ceux qui autrefois t'admiraient vont finir par te tourner le dos ! Sérieux, dans cette partie de l'histoire j'avais l'impression de me retrouver dans une prépublication du tome 8 des Nombrils  tellement le thème abordé est similaire malgré un univers totalement différent ! 

Le retour à la dure réalité est pour bientôt ... 

Même un des membres de sa famille du côté de sa mère va finir par carrément lui tourner le dos ! Et tant qu'on en parle de ceux là, je vais aborder le comportement des grands parents maternels, et notamment celui du grand père qui incite son petit fils ni plus ni moins à la culture du viol afin que ce dernier de devienne pas ... enfer et damnation ... homosexuel ! (brrrrr ...) Non mais il a raison, c'est toujours mieux de mater et d'harceler les filles de manière totalement dégueulasse plutôt que de s'amuser à touche zizi avec des garçons (ironie). Et sinon, ceux sont des gens qui, bonjour la culture, sont abonnés à Paris Match puis Télé 7 jours et qui du coup, ironiquement, n'ont rien à envier à leur autre famille habitant en Syrie. Cependant, contrairement à la plupart des personnages dans cette BD, ils s'en rendent tout à fait compte car ils encouragent le jeune Riad à lire des "vrais" livres et à dessiner afin de ne pas devenir comme eux. ils ont étés également traumatisés par la guerre. En effet, ils n'arrêtent pas de parler de seconde guerre mondiale et de boches, ce qui a pour effet à  la fois de faire peur aux gosses mais aussi de remettre parfois à sa place un Abdel bien fière de glorifier le troisième Reich qui a eu la bonne idée de se débarrasser de ces sales juifs ! 

... Et puis tu la forces, mais juste un peu si elle veut pas, soit un homme bordel ! 

Et pour tenter d'échapper un peu à cette réalité morbide ainsi qu'aux discussions racistes houleuses à  table, le petit Riad va se réfugier dans le dessin en plus de commencer à s’intéresser aux filles, qui sont plus pestes que jamais !

Pour finir, j'ai beaucoup aimé ce tome dévoré en une soirée, la suite va être très longue à attendre. Et si je devais mettre un petit bémol, c'est sur le fait que je ne vois pas forcément ou c'est désopilant au point de se rompre la mâchoire. Soit, il y a des scènes qui m'ont souvent mis le sourire aux lèvres surtout celle ou Riad tombe amoureux d'une cousine qui le hais, aussi celle ou il tombe sous le charme de Juliette, alias Kyko de "Maison Ikkoku" (Juliette je t'aime pour les incultes en mangas), dessins animé qui adapte un manga réalisé par la sublime Rumiko Takahashi qui a fait mon enfance. Car sinon, les scènes ou on est censés rire c'est lorsque l'on a l’occasion de se moquer de gens cons simples. Bref, j'ai un peu honte de rire devant la bêtise des protagonistes tout en sachant qu'ils sont probablement, pour la plupart, toujours en vie.

Et sinon, dernier mot de la fin, je voudrai rendre hommage aux deux jeunes cousins de Riad qui sont les seuls personnages assez intelligents dans ce monde de brutes pour laissez de côté leurs incompréhensions face à la culture opposée à la leurs de leur cousin en l'acceptant tel qu'il est plutôt que de le rejeter. Ils sont les seuls à essayer de faire comprendre que ce n'est pas parce que on a des idées différentes qu'on ne peut pas tenter de vivre ensemble sans se prendre sans arrêt la tête, et ceux sont des gosses ! 

Sur ce, je vous dit à bientôt pour une nouvelle critique ! 

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